l’obligation certibiocide depuis juillet 2015


Notice_explicative_Certibiocide_16.07.2015_VF

La Certibiocide:

Les dispositions de l’arrêté du 9 octobre 2013 relatif aux conditions d’exercice de l’activité d’utilisateur professionnel et de distributeur de certains types de produits biocides sont applicables au 1er juillet 2015.

La nouvelle obligation d’une certification biocide est la suite logique de la « certiphyto ».
Quelle est la différence entre un produit phytosanitaire et un produit biocide ?

  • Un produit phytosanitaire est destiné à protéger les végétaux ou les produits issus de leurs transformations, ou à éradiquer des végétaux indésirables.
  • Un produit biocide est utilisé pour protéger la santé de l’homme et assurer la salubrité de son environnement direct.(Un désinfectant alimentaire comme un insecticide peut être considéré comme un produit biocide)

Cette nouvelle obligation de certification ne s’applique que pour les professionnels. Le grand public, pourtant gros consommateur de ces produits, n’est pas concerné par cette réglementation.

L’objectif à travers la formation certibiocide, est d’améliorer la maîtrise de ces produits pour limiter les risques et leurs utilisations en privilégiant les techniques alternatives. C’est une démarche louable dans la logique du développement durable.
Mais cette obligation, entrée en vigueur au 1er juillet 2015, ne concerne pas tous les professionnels, utilisateurs des produits biocides.
En effet les opérateurs de nettoyage en industrie agroalimentaire, ne sont pas concernés car ils utilisent un produit TP 4 (à l’annexe V du RPB, les produits biocides sont classés en 22 types de produits biocides, rassemblés dans quatre groupes principaux – voir notice) réservé aux professionnels utilisé sur une chaîne de production agro-alimentaire.

Cette obligation risque d’évoluer dans les années à venir avec une diminution des restrictions d’application.

En attendant chaque utilisateur de produit biocide doit être conscient des risques de ces produits pour lui et pour son entourage. Des techniques alternatives, pour la désinfection et la désinsectisation chimique existent déjà, d’autres vont suivre et se développer.

Erwan BILLET
référent hygiène durable et conception hygiénique

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